C'est l'affaire des pouvoirs publics. Depuis 1990, la loi «Besson» impose l'aménagement d'aires d'accueil, de terrains de stationnement dans toutes les communes de plus de 5 000 habitants pour les gens du voyage. Elle est encore loin d'être respectée ou alors elle est respecter mais les aires d'accueil sont en zones inondables ou a coter d'une station d'épurations etc..... D'une manière générale les dispositions légales existantes sont d'ailleurs interprétées restrictivement, la lettre l'emportant sur l'esprit du texte.
«Un schéma départemental prévoit les conditions d'accueil spécifique des Gens du Voyage, en ce qui concerne le passage et le séjour, en y incluant les conditions de scolarisation des enfants et celles d'exercice d'activités économiques.
Toute commune de plus de 5 000 habitants prévoit les conditions de passage et de séjour des Gens du Voyage sur son territoire, par la réservation de terrains aménagés à cet effet.
Dès la réalisation de l'aire d'accueil (...) le maire ou les maires des communes qui se sont regroupés pour la réaliser pourront, par arrêté, interdire le stationnement des Gens du Voyage sur le reste du territoire communal».
C'est l'affaire de tous, propriétaires de parcelles de terre à vendre ou à louer, parents d'élèves, riverains des aires de stationnement, clients des gens du voyage... Des associations se développent pour jeter des ponts, exiger le respect des droits et associer les gens du voyage à la gestion collective de leurs difficultés.
C'est l'affaire de l'Eglise. Quelle place dans nos célébrations ? Quelle place dans nos écoles ? Si nous prenions le chemin de la confiance, celle que l'on doit a priori à tout homme ! Si nous prenions le chemin de leur culture ! L'Aumônerie des gens du voyage s'y emploie. Elle ne peut le faire seule.
C'est notre affaire : militer pour le droit à la différence et découvrir que ce n'est pas antinomique avec la citoyenneté, le partage, la rencontre, l'amitié.